LPCG n° 203 : avec Macron, ça dé’CAP !

éditorial du n° 203

LPCG n° 203

Des agent·es en CDD renouvelables, une remise en cause des instances paritaires ou encore des plans de départs « volontaires »… Voilà un échantillon de ce que nous concocte le gouvernement avec l’aide d’« experts » du Comité Action Publique 2022 ou CAP 22. Ces derniers avaient carte blanche pour rédiger un rapport sur la réforme de la fonction publique. C’est chose faite. Après deux mois de retard, il devrait finalement sortir fin mai début juin avec des propositions, semble-t-il, pour le moins décoiffantes !

Les détails ne sont pas encore tout-à-fait connus mais on peut imaginer que le gouvernement aura beau jeu de faire de nouvelles propositions plus allégées comme la simple « extension » des recours aux contractuel·les et non pas leur généralisation. Pourtant, l’objectif de Jupiter est limpide et simple : faire des économies tout en garantissant un minimum de services publics. Quitte à dématérialiser les services à tout va, à transférer de nouvelles compétences aux collectivités locales ou à revoir de fond en comble le versement des prestations sociales. Avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer pour l’accès des citoyens aux services publics.

Et ce qui se passe au niveau de l’État se décline également au Département. A travers la démarche Capacités d’action 2021, au-delà de l’intitulé très proche de celui du projet gouvernemental, les suggestions de réorganisation, de mutualisation, voire de suppression de services ne répondent qu’à une même logique : faire des économies tout en continuant, du moins officiellement, à rendre un niveau de service comparable. C’est rechercher la quadrature du cercle, sauf à demander aux agent·es de tendre vers cet objectif mais dans des conditions de plus en plus dégradées.

Certes, comme nous l’avons déjà évoqué, ces économies sont imposées par l’État. Et notre employeur ne tranche pas brutalement dans le vif comme cela a pu se pratiquer ailleurs. Cependant, entre le transfert envisagé de la gestion de la crèche, les arrêts-maladie non remplacés, les réorganisations de services et les évolutions des missions, il faudrait être aveugle pour ne pas voir la souffrance physique et psychologique des agent·es ainsi que leurs inquiétudes quant à leur devenir. Et si des restrictions budgétaires sont nécessaires, il est des missions et des secteurs qui semblent échapper à la crise. En tout cas, SUD ne sera pas là pour faire de la simple pédagogie auprès des agent·es. Nous serons, au contraire, à vos côtés pour défendre vos emplois et un service public de qualité.

Annonces

  • PDF