LPCG n° 195 : recherche dialogue, désespérément

éditorial du n° 195

LPCG n° 194

Notre numéro précédent s’intitulait « Dialoguons, dialoguons ». Nous y interrogions l’administration et les élu.es sur leur volonté affichée de dialogue social.

Nous en avons eu un début de réponse lors du comité technique (CT) du 13 mars dernier. Le déroulement en a été particulièrement éloquent. Le partenariat avec les organisations syndicales s’y effilochait au fur et à mesure de la présentation des dossiers. Pour le premier présenté (réorganisation de la DSI), nous avions rencontré l’administration suffisamment en amont pour nous permettre de recueillir les attentes et inquiétudes des agent.es. Pour le suivant (réorganisa-tion de la Communication), la réunion partenariale, avec présentation du dossier sur table, avait eu lieu deux semaines avant le CT. Le délai devenait très court pour questionner les agent.es. Enfin, pour le troisième (réorganisation du SAAJ), nous n’avons même pas été convié.es à une quelconque réunion préalable…

Où sont, dans ces cas-là, les possibilités de discussion et de négociation des projets de l’administration ? Quel rôle cette dernière entend-elle accorder aux représentant.es du personnel ? A chacune de nos remarques, la Présidente du CT s’en est remis à la charte du dialogue social promise depuis quelque temps. Faut-il attendre une formalisation écrite et protocolaire pour comprendre que les syndicats ne sont pas de simples partenaires que l’on invite par obligation à des réunions_ ? Si l’on attend d’eux de simplement écouter l’administration chanter les bienfaits des réorganisations successives, alors, oui, une simple présentation en CT suffit à respecter le formalisme réglementaire.

Pour SUD, le CT doit avoir une tout autre envergure. C’est le lieu du débat où il doit être possible d’amender les projets. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas. Le CT reste une simple chambre d’enregistrement où administration et élu.es écoutent poliment les représentant.es du personnel. Si, en plus, aucune discussion partenariale digne de ce nom n’est possible en amont de cette instance, alors, il faudra bien plus qu’une charte pour que le dialogue social devienne une réalité partagée par tou.tes.

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