LPCG n° 217 - C’est quand qu’on va où ?

éditorial du n° 217

LPCG n° 217

En cette campagne présidentielle, les prétendant·es déclaré·es nous disent faire leurs les attentes des citoyen·nes et comprendre leurs insatisfactions ; l’astuce est connue pour convaincre. De leçons d’exemplarité en démarchage électoraliste, les concurrent·es s’affrontent sans pitié. Et qu’importe la méthode, populiste, dogmatique ou fasciste, pourvu qu’elles·ils puissent incarner l’homme ou la femme providentiel·le et décrocher le sacre. Mais on ne fait pas un projet politique d’espoir avec de telles intentions !

Que nous promettent-elles·ils pour relever la France ? Une réduction de fonctionnaires forcément ! Sauf pour la police évidement ! Assurément moins de titulaires sous statut durable et plus de contractuel·les facilement jetables ! Du travail pour tous·tes, oui mais en travaillant 39h et plus longtemps, c’est logique ! De l’écologie, sans aucun doute, mais en écartant les propositions de la convention sur le climat et en glorifiant le nucléaire pour sauver la banquise ! Moins d’aide sociale car, c’est bien connu, ça coûte un pognon de dingue ! Et surtout, poursuivre des mesures libérales à tout va (baisse de la fiscalité des entreprises, réforme des retraites, baisse d’indemnisation chômage, moins de logements sociaux, moins de lits dans les hôpitaux, moins de droits pour les salarié·es…) pour faire plaisir aux lobbies. Avec des propositions aussi outrancières qui tournent le dos aux solidarités indispensables, quelle cohésion sociale aurons-nous demain en France ? L’histoire nous a montré qu’on agglomère plus facilement les colères pour détruire qu’on ne fédère les espoirs pour construire !

Au Département, on attend aussi que nos élu·es ré-enchantent notre monde par un projet porteur d’avenir :

  • sauver la protection de l’enfance à l’asphyxie (340 enfants confié·es sans solution de placement !) ;
  • redonner du souffle aux agent·es qui ont perdu, dans les restructurations des services, leurs petites mains si précieuses ;
  • stopper les projets coûteux et inutiles d’une collectivité 2.0 et conserver nos savoirs faire en ré-internalisant les activités cédées aux prestataires privés ;
  • reconnaitre enfin l’expertise des agent·s, leur utilité et leur engagement en les revalorisant financièrement (contractuel·les et titulaires) par un déroulement de carrière plus favorable ;
  • engager une réflexion sur l’organisation par un allégement des lignes hiérarchiques et en relégitimant les pôles métier et les acteurs de terrain pour construire un service public de proximité plus humain et opérationnel.

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