les retraité-e-s de nouveau dans la rue le 9 juin

pour l’amélioration de leur pouvoir d’achat, pour des crédits alloués aux services publics d’aide à l’autonomie, pour une Assurance maladie ayant les moyens de ses obligations

communiqué de presse de l’UNIRS Solidaires

Depuis le 3 juin 2014, les personnes retraitées, à l’appel de neuf organisations (CGT, FO, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC, FGR-FP, Ensemble & solidaire - UNRPA, LSR), ont multiplié les initiatives et les mobilisations pour défendre leurs revendications communes : manifestation nationale, manifestations dans les départements, carte-pétition au Président de la République, audiences et courriers aux parlementaires et aux groupes parlementaires, rencontres avec des représentants de ministres, etc.).

L’attitude des pouvoirs publics témoigne à chaque fois d’un très grand mépris : pour leur communication, nombre de responsables politiques savent se faire photographier avec « les aînés », particulièrement lors de la traditionnelle « semaine bleue ». Mais, quand il s’agit de choix politiques concrets, nous constatons que les priorités sont ailleurs. Très généralement, il nous est dit que les finances publiques ne permettent pas de répondre aux revendications portant notamment sur la revalorisation des retraites ou sur le renforcement de l’aide à l’autonomie.

Il n’est pas inutile de rappeler que les déficits publics résultent, pour l’essentiel, de cadeaux
fiscaux faits aux plus riches (sociétés et particuliers), par une baisse forte de l’impôt sur les
sociétés et de la progressivité de l’impôt sur le revenu, et par une très grande tolérance à l’égard de la grande fraude (même un ministre du budget avait recours aux paradis fiscaux !). Pendant le même temps où les entreprises sont exonérées de cotisations sociales, au prétexte d’agir pour l’emploi, les retraité-e-s constatent que leurs enfants et leurs petits enfants ont de plus en plus de difficultés pour trouver un emploi, par ailleurs souvent précaire et mal payé. Quand des milliards de fonds publics sont versés aux grandes entreprises, sans contrôles ni contreparties (Crédit Impôt Compétitivité Emploi – CICE), le gouvernement vient récupérer des impôts sur les personnes retraitées en supprimant la demi-part fiscale à celles qui ont élevé des enfants et en imposant le supplément de 10 % pour les majorations de pension des personnes ayant élevé au moins trois enfants.

Ce faisant, le gouvernement renforce les inégalités et les injustices car ces mesures fiscales ne suffisaient pas à compenser les sacrifices consentis pour élever des enfants, en renonçant très souvent à un déroulement de carrière et à un meilleur salaire : plus une personne a d’enfants, plus sa pension est basse.

En manifestant de nouveau dans toute la France le jeudi 9 juin, les personnes retraitées
revendiquent fondamentalement un autre partage des richesses, reposant sur un autre partage du temps de travail, sur une augmentation des plus bas salaires et sur une fiscalité progressive frappant plus particulièrement les gains et les profits scandaleux d’une minorité.

Il y a beaucoup d’argent en circulation, il faut qu’il soit utilisé plus judicieusement, notamment pour revaloriser les pensions, pour financer une aide à l’autonomie efficace, pour permettre à toutes les personnes malades d’être prises en charge par la Sécurité sociale sans recours à des mutuelles ou des compagnies d’assurances.

Dans un certain nombre de départements, les manifestations « retraité-e-s » seront soutenues par les « actifs » particulièrement mobilisés contre une loi travail qui vise, en fait, à maintenir les profits des entreprises et des actionnaires, au détriment des salariés, avec pour résultat le maintien du chômage de masse et la concentration des richesses dans les mains d’une minorité.

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