LPCG n° 206 - Quand la méthode Macron infuse au Département...

éditorial du n° 206

LPCG n° 206

Le mouvement des gilets jaunes a alimenté la majeure partie du mouvement social ces derniers mois. Il a été suffisamment puissant pour faire reculer partiellement le gouvernement en décembre, tout en faisant face à une répression policière sans précédent, réponse d’un gouvernement gravement autoritaire. En organisant son grand débat national, E. Macron tente de trouver une parade temporaire et rusée au mouvement, mais ce débat reste pour l’essentiel une œuvre de propagande avec des sujets triés sur le volet. Car, in fine, le gouvernement ne lâche pas prise : refus des mesures élémentaires de justice fiscale et sociale, poursuite du programme de réformes qui attaquent les droits à la retraite, ceux des chômeur et chômeuses, pas de prise en compte du changement climatique, pas la moindre suspension des suppressions de services publics locaux et une accélération du démantèlement de la fonction publique.

Au Département, le même type de manœuvre s’est mise en place sur la remise en cause du temps de travail. Dans un 1er temps, J-L Chenut a réduit l’espace de discussion avec les organisations syndicales et a refusé leur demande d’ouverture de négociations globales et de report d’une présentation à la session de juin 2019. Face à la forte mobilisation des agent·es, il propose la mise en place d’ateliers pour les consulter directement... a posteriori sur une décision qu’il ne sera pas possible de remettre en cause !

Tant que les débats, quels qu’ils soient, s’enferment dans des contraintes budgétaires, des aspects techniques et la poursuite de politiques libérales, personne n’est dupe. Pour SUD, ces stratégies peuvent marcher un temps mais le retour de bâton risque d’être très dur tant la défiance vis-à-vis de la capacité d’un Président à prendre en compte les préoccupations se renforce. Tous et toutes seront perdant·es (les salarié·es et les usager·ères du service public) et c’est un jeu dangereux pour notre démocratie.

Alors ne nous résignons pas ! Notre syndicalisme de transformation sociale est une forme de réponse : fiscalité, salaires, emplois, services publics, égalité femmes-hommes, conditions de vie, écologie... C’est bien par nos mouvements divers, nos luttes concrètes, nos engagements, nos revendications que les choses peuvent changer et que nous pourrons construire un avenir commun.

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